
On me demande souvent pourquoi, parmi tous les matériaux possibles, j’ai choisi de consacrer mon travail à la cire. La réponse se trouve dans la nature contradictoire de cette matière : elle est à la fois solide et éphémère, brute et d’une délicatesse infinie. Dans mon atelier, la cire n’est pas seulement un composant, c’est une complice avec laquelle je dialogue pour créer de la lumière.
Un dialogue avec la matière
Travailler la cire, c’est accepter une part d’imprévisibilité. Contrairement au bois ou au métal que l’on contraint, la cire impose son propre rythme. Je la chauffe, je la façonne, et j’attends le moment précis où elle accepte de se figer. C’est ce court instant de transition qui me fascine : là où le geste de l’artisane rencontre la volonté de la matière.
La transparence et la lumière
Ce qui rend la cire unique pour la création de lampes et de photophores, c’est sa relation avec la lumière. Aucune autre matière ne diffuse une clarté aussi douce, aussi organique.
- La profondeur : La cire ne se contente pas de porter la lumière, elle l’absorbe et la diffuse de l’intérieur.
- La texture : Chaque épaisseur différente crée une nuance, une ombre portée, un relief que seule la main peut sculpter.
Une quête d’authenticité
Dans l’atelier de Fanou, je ne cherche pas la perfection industrielle. Je cherche la sincérité. J’aime que l’on puisse deviner le passage de mes doigts sur les parois d’un photophore ou que l’on voie les irrégularités d’un bord déchiré. Choisir la cire, c’est choisir de revenir à l’essentiel : un élément simple, naturel, qui apporte de la sérénité dans nos intérieurs.
Conclusion
Chaque pièce que je crée est une exploration. En choisissant la cire, j’ai choisi de ne jamais cesser d’apprendre. C’est une matière qui m’oblige à la patience et à l’humilité, deux valeurs que je souhaite transmettre à travers mes créations.
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